L’ASSOCIATION PROFESSIONNELLE
DES DENTELLES AUX FUSEAUX MECANIQUES

L’Association professionnelle des dentelles aux fuseaux mécaniques est constituée par la Chambre syndicale des fabricants de dentelles mécaniques du Puy-en-Velay qui regroupe, depuis 1925, la plupart des professionnels de cette région.

LA FÉDÉRATION

Dentelles aux fuseaux mécaniques

L’invention du métier circulaire à dentelles remonte à la fin du XIXème siècle.
En 1872, l’ingénieur normand Eugène Malhère invente le premier métier à tisser actionné par un appareil à disques, qui sera ensuite remplacé par le jacquard. En 1894, les trois fils Malhère déposent « le métier circulaire ». Cette invention pose les bases essentielles du métier à fuseaux mécaniques, capable d’imiter la dentelle traditionnelle du Puy d’une manière qui reste inégalée aujourd’hui.

 

 

Dès 1902, cette nouvelle industrie connaît un succès fulgurant. Après la Première Guerre Mondiale, on dénombre pas moins de 120 usines dans la région du Puy-en-Velay. C’est l’âge d’or de la dentelle. Mais suite à la crise des années 30, seule une trentaine d’usines subsiste dans toute la Haute-Loire.
Le déclin se poursuit après la Seconde Guerre mondiale, lié à la baisse d’activité générale, et s’accélère encore au cours des années 70. Aujourd’hui, on dénombre moins de dix entreprises regroupant une centaine de salariés, qui assurent la pérennité de ce métier.

 

 

Les métiers au nombre d’un millier environ dans la région du Puy, représentent la totalité du parc français. Leur grande majorité date des années 20/30, en raison de leur performance technique qui reste d’actualité et de l’étendue des possibilités de production très vaste. Certaines améliorations ont toutefois été apportées, souvent par les entreprises elles-mêmes, visant à améliorer leur fiabilité et leur rendement, tout en les adaptant au mieux à leurs besoins : mise en place de moteurs électriques individuels pour certains métiers, modification des systèmes d’entrainement...
Les industriels disposent aussi, pour environ un quart de leur parc, de métiers plus récents, datant des années 70/80 de marque allemande Krenzler ou Karl Mayer. Leur productivité est supérieure de 20 à 30%, grâce à l’augmentation de la cadence de battements, mais leur principe de fonctionnement reste identique.

 

 

Les dentelles du Puy étaient traditionnellement fabriquées en coton ou en lin, de couleur blanche, noire ou écrue.

Les matières et les couleurs ont évolué avec la demande. Leur variété, tant par leur nombre que par l’existence de nombreux types de fils, permet la déclinaison d’un même motif, avec des résultats très différents pour des utilisations diversifiées.

Le coton, mélangé éventuellement avec du lin, reste la matière la plus répandue car la mieux adaptée à cette fabrication. Cependant les dentelles synthétiques représentent jusqu’à 20% de la production de certaines maisons. Dans les années 50 sont aussi apparues les dentelles élastiques, en coton et gomme guipée.
La production de dentelles avec des fils de couleurs diversifiées s’est aussi développée à cette époque.
L’utilisation de fils spécifiques (fils métalliques ou métalloplastiques, rafia, crin, bambou, laine cordon…) permet la création de nouvelles dentelles, modernes et originales.

Les dentelles du Puy sont utilisées dans la Haute-Couture, le prêt-à-porter, la lingerie, le linge de maison, l’accessoire de mode et la décoration.

Près de la moitié de la production des dentelles aux fuseaux mécaniques est destinée à l’exportation vers une cinquantaine de destinations dans le monde entier.